Le PCF est profondément attaché aux valeurs d’émancipation, d’inclusion sociale, de liberté et de transformation de la société.
Nous proposons de décloisonner l’art, la culture, l’éducation, le sport pour mettre en place une approche globale afin de donner une dimension associative et d’éducation populaire, le but est de dépasser l’approche consumériste et de marché qui réduit la culture à un « marché » du divertissement loin d’une politique culturelle.
Concrètement cela se traduit par aller vers la gratuité de l’accès à la culture, la mise en place d’une tarification solidaire puis dans un second temps la gratuité pour les spectacles vivant subventionnés par la ville pour les rendre accessibles au plus grand nombre.
Pour cela nous proposons de renforcer la culture au plus près du terrain et des habitants, nous voulons mettre en place une véritable politique culturelle et d’éducation populaire en associant tous les partenaires de la ville (MJC, théâtre municipal…) mais aussi ceux dont la gestion relève de la métropole, comme la MC2.
Un effort particulier devra être fait dans les quartiers de politique de la ville, de sorte que les propositions culturelles dont ces quartiers sont riches soient davantage rendues accessibles aux habitants et puissent favoriser les échanges avec l’ensemble des Grenoblois.es.
Cette politique culturelle doit être en lien avec la pratique de la démocratie participative afin que les habitants retrouvent la création commune et se réapproprient l’espace public par l’art, le sport ou la musique.
Mais pour cela il faudra faciliter l’implantation de nouvelles associations culturelles mais aussi ouvrir des lieux de rencontre pour la population, les artistes et les acteurs du monde de la culture.
Enfin, les budgets ministériels sont indigents et ceux des collectivités sont massivement ponctionnés. Dans le prolongement d’une interminable phase de crise, c’est un grand plan de licenciement et de privation du droit à la culture qui se met en œuvre dans le pays. Mais le danger n’est pas uniquement budgétaire. Il s’exprime aussi par la volonté de plus en plus avouée de détruire les politiques culturelles, afin de faire place nette aux logiques marchandes, emballées dans du marketing et des faux-semblants. Il s’exprime par la volonté mise en actes d’imposer une culture dominante au rabais, niant la vitalité populaire et conçue pour asservir. Il s’exprime par des logiques de surproduction de contenus, déjà décuplées par les mésusages de l’intelligence artificielle générative, qui font tourner la machine à clics et à cash, tout en occupant le temps et les cerveaux humains.
Mais toutes ces attaques se heurtent à la vitalité et à la diversité d’une création artistique toujours vivace dans notre pays et sur notre territoire et aux résistances du mouvement culturel, social et citoyen.
« Un peuple qui abandonne son imaginaire culturel à l’affairisme se condamne à des libertés précaires », proclamait déjà la déclaration des Etats généraux de la Culture impulsés par Jack Ralite en 1987. C’est pourquoi nous combattrons la réduction des moyens et la destruction d’une véritable ambition démocratique et républicaine pour la culture. Nous ne prenons pas acte.
Il n’y a pas d’épanouissement humain possible sans le geste de création humaine qu’il faut protéger, encourager et partager. Nous refusons qu’on nous prive de notre pouvoir imaginaire, de la puissance de la rencontre, des ressources du langage, de notre capacité à nous découvrir semblables et singuliers. Autant de choses si indispensables à vivre, à être libres, et à inventer l’avenir. Ce que nous défendons, en somme, c’est la dignité humaine.
La culture est la condition du politique : nous voulons restaurer la possibilité de la rencontre, nous voulons faire grandir le goût de la liberté et du partage, nous voulons faire place aux dynamiques d’émancipation.
C’est pourquoi nous appelons nationalement et localement à un foisonnement d’initiatives qui composeront de nouveaux États généraux de la culture, de la création, des arts, de l’éducation populaire et des médias !
Des États généraux ouverts à toutes et tous, artistes, travailleurs et travailleuses de la culture, collectifs et structures, citoyennes et citoyens.